lundi 3 juillet 2017

Nouvelles de Juillet 2017

02 - N. a 28 ans aujourd'hui. Nous allons la retrouver très bientôt.
03 - Rencontre avec Françoise Canter de passage en France. Conversation avec Jean-Claude Martin qui me convie à faire une intervention à la Maison de la Poésie de Poitiers (MPP) l'an prochain.
Le n°33 de la revue est arrivée !
12 - N. a décroché un boulot, bonheur au bivouac. Elle va pouvoir rentrer sereinement. Cette seconde partie de 2017 semble se placer sous le signe des bouleversements.
PJ m'envoie pour BAT les textes (une séquence) qui paraîtront dans le prochain numéro de Caïrn ayant pour thème : L'étranger. Je les relis, au risque de paraître imbu avec un certain plaisir. Je crois même qu'ils portent quelque chose. Je suis heureux de pouvoir s'inscrire dans cette revue destinée, en priorité, aux écoles primaires ce pan pédagogique (au meilleur sens du terme) me plaît bien. L'idée de surcroît d'y figurer à côté de Georges Cathalo ajoute à ce plaisir, dirais-je "cette camaraderie".
13 - Déjeuné avec Claude et Jean-Marc, nous évoquons le projet L'Anselme.  

dimanche 4 juin 2017

Nouvelles de Juin 17



05 - Après une fin juin toulousaine pour cause d'examens, retour à la maison avec H. et ML. Fin de la semaine à Salbris pour une lecture (partielle) de Post-Scriptum au chien noir par la comédienne Louise Pasteau. Une façon, plus agréable qu'une autre, d'échapper à Paris et à son marché où pourtant j'aurais peut-être à faire. Mais dépenser du fric pour passer quelques heures dans la foule, y voir - peut-être, avec de la chance - quelques vieux copains, y croiser une poignée de poètes (des deux sexes) et une flopées de pseudo gonflés, bouffis, de leur importance, très peu pour moi. Relu Le sac de charbon d'Henri Thomas, tout est là !

06 - Envois de commandes ce matin. Ce midi au restaurant deux personnes déjeunent et parlent fort non loin de moi. Elle est moins âgée, soudain elle dit à son commensal : "tu as l'air d'un platane"...




07 - Grande tristesse d'apprendre la mort aujourd'hui de Juan Goytisolo (né à Barcelone en 31)
écrivain et résistant anti-franquiste, il vécu en France avant de s'installer au Maroc dans les années 70 J'avais lu avec beaucoup d'émotion "état de siège" ou "Paysage après la bataille" (fayard comme  beaucoup de ses livres - rien en poche) A lire aussi son texte "La leçon de Don Quichotte". Il fut aussi l'un des rares auteurs, écrivains à dire "non à Kadafi et aux millier de dollars que celui-ci lui offrait 
son  ami Genet, qu'il rencontra en 55 (il avait lu "Le journal d'un voleur qui lui avait fait forte impression par Juan Goytisolo.
Ils se reverront autant que possible, pour des occasions diverses et - pour le moins - variées , tragiques comme lorsque Genet annonce à Goytisolo qu'il a décidé de se suicider, ou grotesques lorsque, avec Monique, il accompagne Genet Quai-Conti pour assister à l'intronisation de Jean Cocteau. «C'est la première et dernière manifestation mondaine à laquelle je le verrai prendre part. [...] Ce qu'il verra et entendra là alimente son mépris: sentiment de dégoût, envie de voGenet une distance critique, il n'en est que plus passionnant de se plonger dans le portrait à quatre temps, écrit à des périodes différentes de sa vie, qu'il consacre à l'écrivain français le plus explosif de la seconde moitié du XXe siècle.

10 - Aller-retour en sologne (Salbris) où je fais la connaissance de la comédienne Louise Pasteau et de Aude Timosky. Retrouve aussi pour l'occasion Yoland Simon. Agréable rencontre autour du Have, qui en est le thème et d'une trentaine de personnes qui en sont les écoutants. Louise Pasteau m'apprend que son émission "voyage au bout de la nuit" dans laquelle elle lira des extraits de "Post-scriptum au chien noir" passera cette nuit. Hasard, j'y reçois, alors que je suis là-bas, un appel d'Olivier Brun, qui me rassure concernant sa présence au monde, une bonne chose ! Mais pas sur nos projets, toujours en stand by sur cause de reconfiguration de La Dragonne. Ce qui veut tout dire.
12 - Reçois ce matin avec le courrier, le dernier livre de Jean-marc. Il a belle allure ! J'y ai commis un texte (préface ?) qui je l'espère ne le dé Nature pas trop. JM m'avait demandé s'il pouvait y faire figurer la vignette de la revue (l'homme-spirale)... Plaisir de le voir sur la couverture même si A L'Index n'est pour rien dans cette belle aventure.
Ce midi, déjeuné chez les Gorgô !
16 - Mort Helmut Khol, l'histoire meurt aussi !
17 - Je me suis enfin décidé à proposer Simplement, presque blanc. à la lecture. Je verrai bien la réaction de l'éditeur. De toute façon je ne pouvais pas rester dans la situation dans laquelle je suis depuis plus d'un an, dans l'attente d'une décision de O. qui, il me la dit, il y a encore quelques jours, est de nouveau repoussée. Jean-Louis et Werner m'avaient dit du bien de ce manuscrit après lecture, alors, pourquoi pas. Jean-Louis G. au téléphone ce matin. Nous espérons pouvoir nous voir cet été. Nous parlons de l'appel de la revue EUROPE qui se trouve être fragilisée du fait de la politique a/culturelle de Péresse. Quelle déliquescence ! Romain Rolland et tous les hommes de bonne volonté doivent se retourner dans leurs tombes à la recherche de leur latin voire de leur alphabet.
Bernard N. à qui j'avais adressé, c'est aussi un ami de Miguel, un SP. M'écrit : Cher Jean-Claude,
merci pour ton envoi du livre de Miguel Casado, mais je tiens à te le payer pour soutenir cette collection de traductions qui m'est précieuse..."  Dieu que ça fait du bien !
24 - Déjeuné à La Colombe avec Jean-Pierre, Alban, Alexandre et Christophe. Puis de retour à la maison préparation de l'axoa. Longue et plaisante conversation téléphonique avec Bernard Noël, même si nous déplorons l'un et l'autre de ne pas nous voir autant que nous le voudrions. Puis François Vignes m'apprend que le Banquet des absents sortira en septembre, bonne nouvelle !
Est-ce pour cause de St Jean, mais je prends sur moi d'adresser Les chemins dérisoires à un éditeur. Deux envois dans le même mois !... Que m'arrive-t-il ?... Il ne reste plus qu'à goûter l'attente avant... le refus.
27 - Petit plaisir : Voici un dictionnaire auquel je figure. Laisser trace peut-être ! Pas pour les autres mais pour soi. Laisser un mot, un poème, au mieux. Le confronter avec les autres pour mieux se battre avec soi. La poésie demeure pour moi un terrain d'aventure étrange, une géographie des rencontres. Parfois je m'y promène tel un voyageur ébahi et serein, parfois c'est à peine si j'ose m'y aventurer. Bégayant mon premier premier pas, hésitant au premier vers venu. 30 ans que cela dure...
La fin de l'année scolaire se dessine, le week-end prochain nous verra en Belgique pour assister à la remise de diplôme de J. Une page se tourne !
30 - Départ pour l'outre Escaut où J. est éducatrice spécialisée, c'est officiel ! Juin s'achève de belle manière.




mercredi 3 mai 2017

Nouvelles de Mai 2017

01 – Après une fin de semaine bretonne, retour at home. Sur la boite un envoi de Marie Alloy pour le numéro Empreintes en préparation. Je retravaille la mise en page pour en tenir compte, je crois que cette livraison sera élégante et me réjouis de cette aventure revuistique avec Patricia. Reste à finaliser l'entretien et à récupérer le texte de Jean-Marie B. Le numéro consacré à André devra être repoussé, trop de retard accumulé et de textes en attente.
Surpris de trouver sur cette même boite des "propositions de textes" (mais peu de demandes d'abonnement) excepté de la part de Jean Bensimon qui me dit avoir eu l'envie de renouer avec la revue (il y fut abonné dans les premiers temps de sa parution) suite aux conseils d'amis.
02 – Appel de Jean-Marc qui me parle du barrage que dresse D. Entre son père et l'extérieur. Je l'ai constaté aussi, au point que j'hésite à lui téléphoner. Je pense néanmoins que l'empêché ferait face et prendrait des mesures s'il avait le sentiment de l'être vraiment.
Avant la réunion chez M., un peu de temps à perdre, petit tour à la plage et souvenir d'un parfum d'enfance : celui des croustillons
Régis Debrée : L'europe est sortie de l'Histoire. ... Vous connaissez l’adage prêté à Valéry : « Tout ce qui est simple est faux et tout ce qui ne l’est pas est inutilisable. » Nos politiques, en ce sens, font du bon boulot. Les programmes électoraux, on le sait bien, sont de la publicité mensongère. Les costumiers idéologiques n’ont pas moins de talent, avec du manichéisme pour enfant de 7 ans. L’ouvert contre le fermé ? Vous préférez, cher électeur, la cave ou la terrasse, l’air vicié ou l’air du large ? Bravo. Mais ouvert aux privilégiés du vaste monde ou à ses damnés ? Et en se refermant sur quel petit entre-soi ?
Autre opposition : M. Macron représente les patriotes, soit. Mais où a-t-il obtenu son meilleur score, au premier tour, avec une majorité absolue ? Chez les Français de New York et de la City, patriotes un peu étranges, disons : évasifs. Mme Le Pen oppose le national au mondial, soit. Mais la construction nationale a opéré avec le droit du sol, par assimilation des immigrés venus de partout et sous le signe de l’universel, alors que le nationalisme, c’est l’inverse.
Quant à « progressistes contre conservateurs », cela aurait fait sourire Camus, pour qui le progrès ne consistait plus à faire un monde nouveau mais à empêcher le nôtre de se défaire...
04 – Victor Lanoux est décédé. J'aimais bien pour ma part le commissaire Laviolette tiré des livre de Magnan qu'il incarnait à l'écran. Puéril sans doute mais c'est ainsi !
Le Journal du paysage publiera certains de mes textes sur la toile. Cela m'a été confirmé aujourd'hui.
11 - Le Tire-langue s'enrichit d'un titre. Toujours une petite émotion pour moi que de voir un livre paraître. La reste est un autre histoire.
Après un petit passage par Lille et la Belgique, fort agréable avec les filles j'attaque la semaine avec la livraison du cinquième titre de la collection Le Tire-langue. Eh oui, deux titres en moins d'une semaine. Quand on aime (vous connaissez la suite)... J'espérons simplement que je ne sois pas le seul à aimer... L'avenir nous le dire. Enfin bref voici pour les amoureux de poésie ibérique "Pour un éloge de l'impossible" de Miguel Casado.
A signaler, autres plaisirs de lecture : Le coffret Perec
dans la Pléiade et l'intégrale de Paul Nougé aux éditions Allia.









samedi 15 avril 2017

Nouvelles d'Avril 17

Ernest Renan à son bureau
15 - Le week-end de Pâques me voit de "service". Seul à la maison . Les fleurs de cerisier tombent dehors, elles ont perdues une part de leur blancheur, de leur légèreté et se mêlent au sol aux fleurs de pissenlits ; une autre façon de déchoir ? Le ciel est gris, il fait frisquet alors je lis Traverses de Pirotte. un carnet qui va de Juin 2010 à Juin 2011. Plaisir de retrouver le vieux pirate comme je l'appelais. Sensation qu'il est là, d'entendre sa voix. Et puis ces lignes, au hasard : "Depuis des jours je ne lis que des polars, des vieux romans de la collection du Masque, qui diffusent des odeurs de caves ou de greniers"... Plus loin : "il y a trop de livres et bientôt il n'y en aura plus du tout. Le soupçon que si le livre disparaît, c'est l'humanité qui meurt..." combien ces paroles font écho en moi, et combien me manque celui qui les a écrit. Je lirai ensuite Jours obscurs, des poèmes du même Pirotte que vient d'éditer le Cherche-midi. Merci à Sylvie (Doizelet) pour nous permettre ce bout de chemin...
Trouvé "Qu'est-ce qu'une nation" d'Ernest Renan. A lire ou relire me semble-t-il en ces temps troublants et troublés.
Au téléphone, Gabriel. Il rentre du congo. Nous reparlons de la plaquette de Thierry qui va être présentée à la Librairie Georges de Talence. 
Travaille sur les divers projets en cours. Les choses avancent lentement.
20 - Les épreuves des deux prochains Tire-langue sont partis chez l'imprimeur ce jour pour les dernières corrections. Parution fin mai début juin.
24 - Jean-Louis me convie à une lecture qui sera donné de Garder le mort chez Gallimard. Bien sûr je n'y serai pas. Cest dans ces moments-là que je regrette de ne pas être parisien. UNIQUEMENT dans ces moments-là !
25 – Continuation des corrections. On peaufine ! Problème : espace de ponctuation... Avec l'espoir que ces deux titres du Tire-langue renconteront leur "public"
Au courrier un envoi d'Emmanuelle Le Cam. La découverte de la revue lui plaît. C'est toujours bon à entendre. Cela rassérène ! L'échange est sympathique et l'engagement proposé et effectif est là, suffisamment rare pour être noté.
Erik Satie
Achève Les parapluies d'Erik Satie de Stéphanie Kalfon 
et commence la lecture du dernier livre de Dimitri Bortinov que j'avais rencontré à St Dié il y a quelques années. Pour moi, un grand écrivain et un chic type, écorché. Plus guère le temps de lire ni, et surtout, d'écrire. La face du monde n'en sera sûrement pas changé mais cela à le don de me mettre d'une humeur exécrable contre moi et contre les autres. Un accroc qui n'aurait pas sa dose. Néanmoins quelques propositions de participation me sont adressées, ce qui là aussi fait du bien. Des poèmes devraient s'insinuer dans les CRV, les Hommes sans Epaules et Caïrn... ect d'ici à la fin de l'an
François m'envoie le viuel du Banquet des absents, en me demandant mon avis. Je ne sais pas si l'attaque que je crois y voir est réelle ou si elle n'est que le fait de mon imagination mais, dans le premier cas, celui à qui elle est adressée, risque de grimacer. Sinon le livre est prévu pour mai, une bonne chose. Pour ce qui est des deux autres projets, statut quo, autant dire : pas de nouvelle. Patience est longueur de temps dit-on.
26 – Un titre possible : Poèmes mendigots. Aujourd'hui date anniversaire du GUERNICA de Picasso.
Vu l'état du monde, deux questions : Qu'avons-nous appris et quelle mémoire nous en reste-il ? Quel peintre (artiste) aujourd'hui pour nous en donner l'indescriptible représentation ?
– Appel Hervé qui est chaque Jacques. Nous parlons longuement de son livre et de l'affaire du moment : les élections. Il me dit que si l'on veut se voir "...il faudrait peut-être que je ne tarde pas trop"

Il faudrait peut-être que je me mette sérieusement en quête d'un éditeur ou (c'est aussi une option) que j'en finisse avec une occupation qui menace d'être de plus en plus dérisoire. Pourquoi accumuler dans des tiroirs des textes, nouvelles, poèmes qui ne font qu'y dormir
29 - B.A.T donné pour Les voix liminales de Françoise Canter et pour Pour un éloge de l'impossible de Miguel Casado. La collection Le Tire-langue va embellir en mai.

mercredi 8 mars 2017

Nouvelles de Mars 2017

02 – Corrections pour J. Lis Chroniques de la guerre d'Espagne de Miguel Hernandez
03 – H. Rentre. Nous partons pour Rennes après le boulot. Idiotie ! Crevé. Pendant le week-end, apprends la mort de Jch. Averty. Mort aussi d'une certaine télévision, celle qui avait de l'ambition.
06 – Ce matin, Collège. J'y rencontre par hasard, je ne savais pas qu'il y enseignait, Luc. Depuis combien d'années ne nous étions-nous pas croisés ? 20 ans peut-être. "Alors tu continues" me dit-il d'où je déduis, à tort peut-être que lui non. Qui de nous deux à raison ? Furetant dans mes bibliothèques, retrouve Méthamorphose du grand corps noir long poème en tirage limité accompagné de dessins de JL Millet. Je constate que finalement je ne me suis jamais occupé de moi. Ces textes – celui-là et d'autres (à tirage limité, livres d'artiste) ne figurant dans aucune de mes bibliographies. Décidément, je ne suis pas un "propagandiste" de la poésie pour ce qui me concerne en tout cas.
Donné à la lecture L'illusion du père avec un petit espoir. J'aime cette longue nouvelle sur le trompe-l'oeil de l'écriture, la relation de celui qui écrit (l'auteur) et celui "qui est écrit, décrit" le personnage. Les deux n'étant bien souvent que le résultat, la résultante d'une conivence.
07 – Appelle JCB au sujet de La Grande Ragale. Ce mettre à la recherche d'un correcteur. JCB me dit que Ph. A des soucis de santé, sérieux. Aux symptômes, on peut effectivement nourrir quelques inquiétudes mais il peut tout aussi bien en aller autrement. Parions sur l'optimisme ! Pour une fois, e concernant, ce ne sera pas coutume. Je lis Inhumaines de Claudel (Philippe). Nouvelles plutôt que roman comme indiqué à tort (selon moi) sur la couverture mais nécessité (marketing) fait loi, sans doute. Brèves, grinçantes ces nouvelles se lisent à la façon dont on boit un agréable vin de terroir ou un appéritif amer dans l'ombre d'une pergola. Bémol concernant la couverture quelque peu "racoleuse" à mon goût, l'écrit se suffisant (ou non) à lui-même. Mais là encore... Sinon tout est au ralenti. Même les quelques textes retenus ici ou là me laissent "froid". Les projets de publications (revue, Tires-langue etc) avancent lentement. Le fait de les avoir accumulés au point de ne plus avoir de marge de manoeuvre me bloque.


Le grand Barnum politique ne sidère ! Commence la lecture de Résumons-nous d'Alexandre Vialatte. Un bol d'air. Nicolas Bouvier aurait 87 ans. Si ses livres avoir de marge de manoeuvre me bloque.
Echange intéressant, hier avec A.C.et JP.
Le grand Barnum politique ne sidère ! Commence la lecture de Résumons-nous d'Alexandre Vialatte. Un bol d'air. 
Nicolas Bouvier aurait 87 ans. Si ses livres nous restent, l'homme me manque.
ML a N. Au téléphone, inquiétée par le cyclone annoncé sur Mada. N. N'est même pas au courant. Elle devrait avoir une réponse dans la semaine concernant son poste au Tchad ... 
Projet de La Grande Ragale abandonné est accord ave Jean-Claude pas le temps matériel de le mener à bien dans les délais. Jean-Claude a d'autres pistes. Je me sens moins coupable. Fatigue, je fais traîner
N. ne partira pas pour le Tchad et ne restera pas à Madagascar
21 – Déjeuner avec Jean-Pierre au Lyonnais. Moment fraternel !
23 – Dîner avec ML au Clos lupin, puis quelques instants sur la plage. Mer haute, personne, falaise éclairée. Magique !
Angel Parra est mort !
24 – Poste les fichiers des deux prochains Tire-langue.
25 – Reçois par la poste le livre d'Hervé qui vient de paraître aux éditions HSE ainsi qu'un recueil de.... poète grec, surréaliste, que je découvre. Du beau boulot !
Foule sur le front de mer. Les restaurants de plage sont installés. Les portes des cabanons sont colorées, c'est la première année. Ballade avec Marie-Laure.
15h Bibliothèque Mimeyer sur écouter Kenneth White parler de Bashô. Nous nous voyons avant la conférence, cela fait combien d'année que je ne suis pas passé à Gwenved. Il me dit que Marie-Claude, souffrante, n'a pas pu l'accompagner et qu'il rentrera dès le film "lancé". Emmanuel le ramène en voiture. Outre ce dernier, que je revois pour la première fois depuis bien des années, sont présents Luis et 20 personnes en tout et pour tout. Entrevois également Yoland S. Qui se reste pas, vient juste en éditeur porter quelques exemplaires de son livre à Luis. Nous évoquons, Emmanuel, Luis et moi, la possibilité de déjeuner ensemble un de ces jours. Voeu pieux sans doute !
26 – Marche dominicale le long de la sente des rivières. Le monde des premiers jours de printemps, tour du plan d'eau et des souvenirs, quand avec les filles, petites, nous y venions. Soleil !
27 – Au courrier une plaquette de Guy Girard : ..... Fin d'après-midi je m'emploie à tailler les haies sur l'arrière de la maison. Plaisir !
Le bureau devient impraticable, il faudrait que je fasse quelque chose, mais quoi ? Me débarrasser de mes livres (d'une grande part) c'est décidément au-dessus de mes forces.

Un essayiste et traducteur italien qui travaille sur l'oeuvre de Jean-Louis me demande de lui faire parvenir un numéro 31 de la revue. 

jeudi 9 février 2017

Nouvelles de Février 2017

05 – Reçois une partie des textes de Robert Nash traduits par Michelle. Elle a fait un sacré boulot, car le moins qu'on puisse en dire c'est que ce n'était pas aisé. Une autre partie est chez Françoise.
06/07 – Je finis les corrections du 4ième titre du Tire-langue. Echange avec l'auteur. Paraléllement les numéros Empreinte avancent lentement (mais sûrement). Pour ma part, l'écriture est en sommeil. Ma plume va à la vitesse d'un gastéropode paraplégique.
Envisage d'Acheter Saint Salopard un livre qui à pour sujet Maurice Sachs
ainsi que le dernier opus paru de Gabriel Matzneff... mais trop de livres, trop ! ML me dit : "Chaque fois que tu achètes un livre il fautque tu te débarasses d'un autre ouvrage..." je le faudrais bien mais je ne le peux pas !
Un retirage de la première Plaquette est envisagée.
08 – Passage chez Jean au Gros Theil. Je le trouve en bonne forme, heureux d'être en ma compagnie comme je le suis de partager ce moment avec lui. Il me reparle de sa volonté de faire paraître en un seul volume deux livres de nouvelles qui je crois, sont sortis une première fois aux Editions du Soleil Natal. Je ne peux, pour ma part, rien de ce côté. Engagé sur trop de truc pour promettre quelque chose à Jean pour ce qui est d'une possible publication. D'autant que le tout n'est pas de sortir des livres, il faut aussi rentrer dans ses frais d'impression (je ne demande pas autres choses mais cela, au moins).

09 – Message de Jean-Claude qui a lu L'homme providentiel. Il m'écrit à son propos :"Excellente ta nouvelle de l'homme providentiel lue avec un plaisir réactivé ce matin par une seconde lecture". Cela me rassure un peu. Peur de perdre (mon) l'écriture à force de ne plus (assez) la pratiquer. Rencontre Serge alors que je m'aère entre midi et une. Plaisir de bavarder de choses et d'autres avec lui que, pourtant, je connais depuis peu. Le courant passe bien que, vraisemblablement beaucoup de point (de discussion) justement devraient nous "opposer"... A la Galerne, j'achète : Après la guerre d'Hervé Le Corre. Je ne parviens plus à lire "sérieux" en ce moment (cela dure !) alors un polar bien écrit. Je m'aperçois que dans ce domaine aussi je suis fidèle à des auteurs : Louise Penny, Peter May, Olivier Barde-Cabuçon... et à des personnages. Les premiers d'entre eux étant Sherlock Holmes, Rouletabille et leurs alter-ego Arthur Conan Doyle et Gaston Leroux.

   Deux livres cependant à ne pas omettre, Cette terre promise de Erich Maria Remarque. Livre d'une actualité brûlante (selon l'expression consacrée) mais ô combien ici ! Où l'auteur de "A L'ouest rien de nouveau" fait dire à son "personnage" principal : La haine de l'étranger est le signe le plus sûr de la barbarie. Pendant que j'écris ces lignes Mme Le P. passe en prime time sur une chaîne nationale
Autre livre d'importance, qui a le mérite, et ce n'est pas le moindre de remettre les choses dans leur bonne et (plus) juste perspective, ce me semble : « Céline, la race, le juif. Légende littéraire et vérité historique », d’Annick Duraffour et Pierre-André Taguieff, où les auteurs montrent que l’auteur de Voyage au bout de la nuit (1932) fut non seulement un antijuif convaincu mais un militant puis un agent actif de l’Allemagne nazie, avant d’encourager, après-guerre, les premiers pas du négationnisme. Eh oui le style ne suffit pas toujours et surtout n'excuse pas tout.
11 – 10h35 Gare du Havre. Patricia et Werner viennent pour le week-end. Ensemble, ce n'était pas arrivé depuis 24 ans ! Joie. Repas. Christiane se joint à nous, moment de partage. De ceux qui font du bien. Puis promenade sur le front de mer avant un passage à la Galerne pour quelques achats.
Durant le repas du soir, les fantômes reviennent, ils sont plaisant puisque amicaux.
12 – Au courrier : "La grande ragale", le manuscrit de Jean-Claude B. Et un courrier de Claude V. Qui m'écrit, parlant de certains de mes poèmes qu'il a lu : "l'Ecole de Rochefort n'est pas morte". J'en suis heureux, cette ascendance poétique là me sied. A mes yeux elle en vaut bien d'autres.
Etretat pour un déjeuner aux "Roches Blanches". Mais auparavant passage par Cuverville et la tombe de Gide. Ils ont "fléché" le chemin pour y arriver. Cela donne un côté attraction qui me déplaît même si j'en comprends la nécessité. Parlons devant celle de Gide de la tombe de Joë Bousquet qui, elle aussi, se trouve dans un petit cimetière campagnard.
En fin d'après-midi passage par Brisgaret qui ont restauré de belle manière. J'en suis ému. Me souviens que nous y étions devenu Werner, Otto et moi, alors que le charnier couvert et la croix normande étaient dans un piètre état. Les voir aujourd'hui est vraiment très émouvant.
Bien sûr nous parlons aussi poésie, comment faire autrement. Demande à P. De réfléchir à des inédits qu'elle pourrait me confier.
13 – Apprends l’infarctus de Michel, il est à l'hôpital, y faire un saut.
16 - Au courrier du matin un livre de G. Le Gouic et quatre titres d'une nouvelle maison d'éditions : Alhau, Baglin, Bochelier, Migozzi. 13h30 rendez-vous au Gros Theil avec Jean-Marc et Claude autour de Jean. 2h00 à échanger. Jeannot ne tient pas à ce que l'on parte mais... et puis il est inutile de le fati
guer. Claude et Jean-Marc semblent avoir passés un bon moment ce qui est le principal. Pour ma part je suis un peu triste de voir Jean un peu nier par son entourage même si c'est (sans doute) pour le préserver. 

N. nous annonce deux possibilités soit elle reste à Madagascar, soit elle part, pour une année au Tchad. Compte-tenu de la situation à N'Djamena, Madagascar a ma préférence. Seul bémol se n'est pas moi qui choisi... peut-être une troisième solution...

17 – Reçois par la poste le manuscrit de La Grande Ragale. Edilivre l'a finalement refusé au motif que Ouest-France (dont ce sont les éditions) ne publie pas de roman. Et ce bien qu'ils aient déjà annoncé (l'équipe éditoriale) le tirage à Jean-Claude. C'est à n'y rien comprendre ! Mais y-a-t-il vraiment quelque chose à saisir dans le galimatias éditorial ? Le livre comme toutes autres denrées est à présent soumis à étude de marché. Pourquoi s'étonner ! ML et H. Rentre après deux jours à Lille. Suis de permanence tout le week-end. Promenade autour des Docks. Il fait froid, plus gris que frais, mais nous sommes tous les trois.
J. par scape nous dit: "...qu'elle a quelque chose à nous annoncer..." Rien qui ne me sera plaisant je le crains ! Pourtant, disant cela, elle a le sourire. Alors pourquoi cette intense contrariété que je sens monter en moi à la vitesse d'un troupeau de mustangs au galop...
Continue la construction du prochain numéro "classique" de la revue. Plus difficile que prévu. Sans doute plus de proses que de poèmes et, de toute façon, un édito à revoir.
D'une manière générale je poursuis Les biens ordinaires vingt-cinq poèmes en tout et pour tout après des semaines de travail. Aller au plus simple, au plus usé pour essayé de redonner sens au lisible.
Les deux empreintes sont également en cours, ainsi que les deux Tire-langue. Ne rien précipiter. C'est d'ailleurs ce que j'ai répondu à Miguel C. Si je réussis à publier ce que je me suis fixé en 2017 ... Mais les lecteurs (le peu qu'il y a) ne pourront pas suivre. Se lasseront peut-être.
22 – Courrier de Jean-Louis G. Me dit qu'il a vu Werner, et qu'ils viendront Rachel et lui, en mars. Nous déjeunerons ensemble, première fois depuis Albi. Clément partage notre dîner. Nous parlons de son départ prochain pour le Japon, de musique, de son groupe. Je l'aime bien. Lis Du sable dans la bouche d'Hervé Le Corre.
22 – Découvre les Editions Aden à Bruxelles. A leur catalogue entre autres, Marcos Ana et Juana Doña et Miguel Hernandez.